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L’autonomie a un prix, la polyvalence a de la valeur

septembre 20, 2022 4 Minute Read

Client Services

Greg Devitt a pris une décision qui a changé toute sa vie professionnelle. La vie a parfois d’autres plans – nous le savons tous très bien.

Après sept années passées à diriger sa microentreprise à la maison, Greg Devitt, directeur général de CBRE Solutions client, a décidé de réintégrer le milieu des affaires. Ses enfants étaient maintenant dans l’adolescence et il avait l’impression d’être déconnecté du marché. Il voulait prioriser sa carrière et bénéficier d’un milieu de travail. Il a trouvé son inspiration dans l’immobilier commercial, a mis sur pied une équipe, s’est bâti une réputation et a mis au point un nouveau secteur d’activité chez CBRE, pour ensuite être reconfiné dans son bureau à la maison pendant deux ans à cause de la pandémie.

« J’ai été un précurseur du télétravail, confie-t-il. C’était tout à fait nouveau quand je me suis installé à la maison en 2007 : les gens étaient jaloux de la souplesse que m’apportait le télétravail et du temps que je pouvais consacrer à ma famille. À l’époque, j’en ai vraiment apprécié les avantages les plus évidents, tout en restant parfaitement conscient des coûts au fil du temps. »

Dans la première année de la pandémie, la plus grande souplesse et l’accès à la famille ont été de bonnes nouvelles pour beaucoup de travailleurs. À ce jour, CBRE Recherche démontre que la souplesse talonne la rémunération dans l’ordre des priorités des employés. Les résultats des sondages nous apprennent aussi que les employés qui sont le plus satisfaits sont ceux qui passent du temps au bureau.

Dans ses fonctions de directeur général des Solutions client, Greg Devitt donne des conseils aux dirigeants d’entreprise sur les solutions immobilières et sur l’avenir du travail. Il travaille à partir de son bureau à la maison et de son bureau dans les locaux de CBRE au centre-ville de Toronto. Il nous donne de judicieux conseils et nous apporte un éclairage d’envergure inspiré de son expérience personnelle.

« Il n’est pas nécessaire d’être toujours ensemble. Or, il faut pouvoir se réunir régulièrement, dans des locaux de qualité, précise-t-il. J’ai commencé ma carrière dans les années 1990 chez IBM dans des bureaux à hautes cloisonnettes, dans lesquels on ne pouvait même pas voir ses coéquipiers. Autant travailler dans un bureau à la maison. Nous travaillions dans le plus grand isolement. »

« Nous avons repris les choses en main puisque personne ne pouvait voir ce que nous faisions de toute manière, se souvient-il. Nous avons éliminé quelques cloisonnettes et aménagé des espaces collaboratifs ouverts pour l’équipe de la création, ce qui est exactement ce que font aujourd’hui de leurs locaux les utilisateurs des bureaux, pour favoriser la collaboration quand les travailleurs sont dans les bureaux. »

Parce que je vous aime bien

Près de 60 % des répondants au Sondage d’opinion de CBRE auprès des occupants au printemps 2022* ont fait savoir qu’il fallait plus de lieux de réunion spécialisés et des espaces collaboratifs plus informels. Si les bureaux sont moins fréquentés qu’ils l’étaient avant la pandémie, de nombreuses entreprises constatent que leurs locaux de réunion sont surréservés quand les employés utilisent le temps passé au bureau pour travailler en collaboration.

« La toute première raison pour laquelle les employés veulent regagner les bureaux, c’est pour voir d’autres visages, lance Greg Devitt. Je n’ai pas besoin de voir mes collègues tous les jours, mais il me faut parfois les voir parce que je les aime bien! »
Et même s’il a la chance exceptionnelle d’avoir de prodigieux collègues, Greg Devitt sait parfaitement que plus un employé passe du temps en télétravail, plus il est probable qu’il perde le contact personnel et soit moins bien intégré dans les projets et les processus.

« Avoir de la souplesse, c’est merveilleux. Or, selon mon expérience, l’autonomie a un prix, explique-t-il. Les travailleurs cessent d’appeler à un moment donné. En amont des projets, vous êtes tout à coup bien moins avancé dans les échanges, et les travailleurs peuvent finir par se contenter de s’exécuter. Ce n’est pas aussi rassembleur, intéressant ou enrichissant. Après deux années de télétravail, je crois que les gens l’ont bien compris et souhaitent de plus en plus adopter une formule de travail hybride. »


Greg Devitt et l'équipe de CBRE Solutions client

Il ne faut pas se casser la tête

À l’heure où les entreprises sont de plus en plus nombreuses à entamer la réintégration des bureaux, la possibilité de perdre leur autonomie est un facteur de stress pour bien des employés. Environ 94 % des employés souhaitent au moins avoir l’option de télétravailler. Nombreux sont ceux qui se situent à la même étape de leur existence que Greg Devitt à l’époque où il dirigeait une microentreprise à la maison, ce qui était plus logique pour lui et sa famille.
« Le travail hybride est la solution à adopter, confie-t-il. Je m’exprime comme employeur et comme quelqu’un qui a constaté à quel point la souplesse nous a été utile, à moi et à ma famille, à différentes étapes. Or, je ne suis pas convaincu par l’argument qu’on est simplement plus productif en télétravail. »

Future Forum Pulse*, qui sonde plus de 10 000 travailleurs du savoir dans le monde, a constaté que 36,7 % des employés sont très productifs dans un environnement de travail entièrement en distanciel.

« On peut être productif à la maison pour certaines tâches en solo. Or, je n’engage pas seulement des employés pour qu’ils soient productifs. Je les engage aussi pour qu’ils soient collaboratifs, ingénieux, innovants et pour se motiver, précise-t-il. Il est impossible de faire fructifier toutes ces qualités de sa propre initiative. On a besoin d’échanges en présentiel, pour s’inspirer de l’expérience et des idées des collègues. »

Le monde entier est un théâtre

Après deux années de confinement, employeurs et employés ont une meilleure idée de ce que chacun doit faire pour réussir dans la nouvelle ère du travail. Les solutions sont différentes pour chacun et pour chaque groupe d’intervenants. Or, le pendule a manifestement basculé : après avoir été absents des bureaux, on se rend compte que ni l’employeur ni l’employé ne peuvent pleinement s’épanouir lorsqu’ils sont complètement déconnectés physiquement.

« Le stade de la vie sera un facteur très déterminant de l’utilisation que les travailleurs feront des bureaux et de la fréquence à laquelle ils s’y rendront, s’exclame Greg Devitt. J’encouragerais les chefs et les gestionnaires d’entreprises à définir ce que chaque équipe et chaque travailleur entend par le travail hybride. »

Il nous rappelle que pour créer des milieux de travail adaptés aux différents besoins dans un cadre hybride, il faut que la direction, les RH, les TI et les Communications travaillent en collaboration. « Et beaucoup de ces discussions se dérouleront en présentiel, dans les bureaux. »

Lorsqu’on connaîtra les solutions et qu’on pourra aménager des bureaux qui permettront de les appliquer, l’effort pour mettre en scène le travail hybride en aura valu la peine.
« Il n’y a aucun inconvénient à ce que les employés soient plus heureux et satisfaits », conclut-il.

*En anglais seulement.

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