Toronto, ON
Le patriotisme canadien favorisera-t-il les voyages au pays en 2026?
11 novembre 2025
Personne-ressource
Communications & Media Manager
Les Perspectives hôtelières 2026 de CBRE soulignent que de nombreux défis économiques pourraient peser sur la demande en matière de voyages d’affaires et de loisirs au cours de l’année à venir.
Les hôtels canadiens s’apprêtent à connaître une année au-delà des attentes. Ce succès repose en grande partie sur l’engouement des Canadiens pour les destinations nationales, ce qui compense la diminution du nombre de touristes américains. Mais si la fierté nationale reste un moteur important, la conjoncture économique pourrait bien ternir ce tableau. À moins que le soccer ne change la donne.
« Les données mensuelles et cumulatives de l’année jusqu’à juillet affichent un rythme plus élevé que prévu, principalement du côté de la croissance du tarif quotidien moyen (TQM), un peu moins du côté du taux d’occupation, qui est resté relativement stable, explique Nicole Nguyen, première vice-présidente à CBRE Hôtels. Cela dit, l’année aurait pris un tout autre tournant si les Canadiens et Canadiennes n’avaient pas manifesté leur fierté nationale en voyageant chez nous, comme ils l’ont fait jusqu’à maintenant. »
La question qui se pose maintenant : le patriotisme continuera-t-il de guider les décisions de voyage de la population canadienne, surtout si l’économie ralentit et que leur revenu disponible s’amenuise? Le rapport Perspectives du secteur hôtelier canadien pour 2026 de CBRE souligne que de nombreux défis économiques pourraient freiner la demande en matière de voyages d’affaires et de loisirs.
« Les voyageurs canadiens veulent soutenir l’industrie d’ici et manifestent peu d’enthousiasme pour les États-Unis, précise Nicole Nguyen. Mais quand l’argent se fait rare, même cet élan patriotique finit par s’essouffler. Car voyager, que ce soit au pays ou ailleurs, devient alors un luxe. »
Des indicateurs stables malgré tout
CBRE anticipe une certaine stabilité pour les trois principaux indicateurs du marché hôtelier au cours des trois prochaines années : le revenu par chambre disponible (RevPAR), le tarif quotidien moyen (TQM) et le taux d’occupation.

Dans la plupart des marchés canadiens, le RevPAR devrait progresser de 2 % à 4 % en 2026 par rapport à 2025, retrouvant ainsi ses niveaux d’avant la pandémie. À l’échelle nationale, on prévoit que le taux d’occupation ne dépassera pas les 66 % en 2025, 2026 et 2027, alors que le TQM devrait croître jusqu’à 216 $ en 2026 et 221 $ en 2027.
Les signes d’un resserrement des dépenses se multiplient déjà. Le trafic aérien de passagers au pays stagne d’une année à l’autre, tandis que les déplacements en voiture augmentent. « Les gens réduisent leurs frais de voyage, constate Nicole Nguyen. Plutôt que de prendre l’avion, ils font quatre heures de route. L’austérité guide désormais leurs choix. »
Une récente enquête du Conference Board du Canada sur les intentions de voyage confirme cette tendance : de plus en plus de répondants invoquent des contraintes financières pour expliquer pourquoi ils renoncent à des vacances avec nuitée ou hésitent à en prendre. « Les gens craignent de ne plus pouvoir se le permettre. »
Une offre qui peine à se renouveler
Depuis 2019, la croissance de l’offre hôtelière au Canada tourne au ralenti. Entre 2020 et 2024, le nombre de chambres-nuits disponibles a augmenté de moins de 1,0 % par an, bien en deçà de la moyenne historique. Les prévisions de CBRE tablent néanmoins sur une accélération : 1,5 % en 2026 et 2,1 % en 2027.
« La construction hôtelière prend de la vigueur, quoiqu’à un rythme moins élevé que prévu, affirme Nicole Nguyen. Les projets prennent plus de temps à se concrétiser sur le marché. Nous voyons constamment des projets dépasser les échéanciers, et ce, pour toutes sortes de raisons. »
La Coupe du Monde de la FIFA, un moment fort
L’été prochain, la Coupe du Monde de la FIFA fera escale au Canada avec sept matchs à Vancouver et six à Toronto. Ce sera un « moment fort » pour le tourisme canadien.
Comme la tournée Eras Tour de Taylor Swift ou le Festival international du film de Toronto (TIFF), la coupe du monde devrait aider à atténuer la compression des tarifs hôteliers, car la forte demande découlant de ce genre d’événements rapproche les hôtels d’un plein taux d’occupation, ce qui fait aussi grimper le prix des chambres en général.
Au-delà de l’effet immédiat, ces villes et le pays tout entier pourraient en tirer des bénéfices durables. « Les gens redécouvriront le Canada comme destination, ce qui augure bien pour la croissance à long terme, ajoute Nicole Nguyen. S’ils ne viennent pas dépenser en 2026, ils reviendront peut-être en 2027 ou en 2028. »
Vous pouvez télécharger le rapport complet Perspectives du secteur hôtelier canadien pour 2026 par CBRE ici.
À propos du groupe CBRE, inc.
CBRE Group, Inc. (NYSE : CBRE), inscrite aux palmarès Fortune 500 et au S&P 500 et dont le siège social est situé à Dallas, est la plus importante société mondiale de services et d’investissements en immobilier commercial, selon son chiffre d’affaires de 2025. L’organisation compte plus de 155 000 membres du personnel, dont ceux de Turner & Townsend, et accompagne une clientèle présente dans plus de 100 pays. CBRE exerce ses activités dans quatre grands secteurs : Services consultatifs (location, vente, financement par emprunt, services hypothécaires, évaluations), Opérations et expérience immobilières (gestion d’installations, gestion immobilière, espaces flexibles et expérience, solutions pour centres de données), Gestion de projet (gestion de programmes, gestion de projets, conseil en coûts) et Investissements immobiliers (gestion d’investissements, aménagement).
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