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La ville de London, en Ontario, offre des leçons précieuses sur la location de bureaux.

29 janvier 2024 5 Minute Read

Greg Harris and Theresa Kimmerly

À London, en Ontario, le sous-marché des bureaux du centre-ville cherche à rebondir après avoir terminé l’année 2023 avec un taux d’inoccupation record de 28,5 %.

Greg Harris et Theresa Kimmerly, de CBRE, sont au cœur des efforts entrepris.

À l’instar des entreprises, les deux professionnels ont modifié leur approche vis-à-vis du lieu de travail. Ils travaillent étroitement avec les entreprises pour s’adapter à l’évolution des besoins de la main-d’œuvre et aux nouvelles méthodes de travail. Ils ont ainsi remarqué que la plupart des entreprises ne cherchent pas à renoncer à leurs bureaux, mais plutôt à les repenser pour maximiser les avantages.

« Les entreprises sont plus déterminées que jamais et s’efforcent de créer un environnement de travail qui renforce leur culture. Elles ne se séparent pas complètement de leur bureau, contrairement à ce que l’on pourrait penser, explique Theresa Kimmerly. C’est la preuve de son importance, même si la forme évolue. »

« Les entreprises ont jusqu’à présent privilégié les renouvellements stratégiques et les transactions plus modestes, car le travail hybride est intégré dans leurs stratégies en matière de bureau », ajoute Greg Harris.



Greg Harris and Theresa Kimmerly
Greg Harris et Theresa Kimmerly

Adaptation de la taille et réduction des coûts

En 2021, le cabinet d’avocats Shillington McCall LLP a sollicité Greg Harris et Theresa Kimmerly de CBRE pour trouver des bureaux à la suite d’une fusion.

Après plusieurs visites de différents locaux, il s’est avéré que déménager n’était pas judicieux financièrement, car un bail de dix ans aurait été nécessaire pour amortir les dépenses liées à la construction de nouveaux bureaux. Greg Harris et Theresa Kimmerly de CBRE ont donc accompagné l’entreprise lors d’une négociation de bail qui a abouti à une réduction de 25 % de la superficie des bureaux et à une prolongation.

Le nouveau bail comprenait des avantages tels que des tarifs de stationnement réduits pour le personnel et des rénovations mineures, notamment de nouveaux revêtements de sol et de nouvelles peintures. En réduisant la superficie, le cabinet a réduit ses dépenses de 20 %.

« Les bailleurs sont prêts à collaborer avec les locataires pour trouver des solutions qui leur permettent de rester dans leurs immeubles, explique Greg Harris. Il est plus avantageux pour eux de renouveler les baux avec des locataires ayant de solides antécédents, sur des surfaces plus petites et avec des contreparties, plutôt que de relouer l’espace et de prendre le risque d’une longue période d’inoccupation. »

« C’est sans doute le moment ou jamais pour les locataires de renégocier leurs baux, en d’autres termes », précise Greg Harris.

Le choix de la continuité

La Fondation canadienne des tumeurs cérébrales est arrivée au même constat.

À l’approche de la fin de son bail de sept ans, l’organisation établie à London s’est rendu compte qu’elle devait réduire son empreinte, car elle avait adopté un modèle de travail hybride et n’utilisait plus entièrement son bureau.

Au début de l’année 2023, la Fondation a pris contact avec Greg Harris et Theresa Kimmerly. Tout comme Shillington McCall LLP, ils ont conclu que le coût d’un déménagement serait prohibitif et qu’ils devraient s’engager sur un bail de longue durée pour amortir les coûts de rénovation.

Greg Harris et Theresa Kimmerly ont négocié un renouvellement de bail dans l’immeuble actuel de bureaux de la Fondation. Ils ont réussi à réduire la superficie de 30 %, la ramenant ainsi aux niveaux antérieurs à l’expansion, pour une durée de cinq ans. L’organisation dispose désormais d’une certaine flexibilité pour l’avenir tout en réalisant des économies chaque mois.

« Beaucoup de locataires ont du mal à justifier leur déménagement en raison des coûts élevés des travaux et de la durée des baux, explique Greg Harris. Nous sommes là pour leur montrer qu’il existe des solutions. »

Rapidité d’exécution

En 2022, Neogen Canada, un fournisseur de solutions pour les secteurs de la transformation des aliments, des protéines animales et de l’agriculture, a fusionné avec 3M Food Safety. Par la suite, ils ont commencé à chercher un nouveau bureau à London et ont fait appel à Greg Harris et Theresa Kimmerly pour les guider.

Theresa Kimmerly explique que l’entreprise avait besoin d’un bureau et d’un laboratoire pour tester et réparer le matériel qu’elle vendait. Cependant, ils étaient soumis à des contraintes de temps et devaient emménager dans les quatre mois.

Le duo a donc identifié plusieurs locaux potentiels qui répondaient aux critères de Neogen. Des visites guidées ont été organisées et les représentants de l’entreprise ont retenu deux sites. Finalement, ils ont opté pour une installation prête à être occupée qui répondait à leurs besoins et offrait une possibilité d’agrandissement, et c’est pour cet emplacement que le bail a été signé.

La location de bureaux à London est un reflet des décisions prises par les entreprises partout au pays. Le bureau physique est crucial pour la plupart d’entre elles, mais l’emplacement et la configuration nécessitent une analyse et une planification encore plus approfondies qu’auparavant.

« Le sous-marché des bureaux évolue rapidement et nous devons suivre le mouvement, déclare Greg Harris. Les locataires qui sont proactifs dans l’utilisation de leurs bureaux aujourd’hui récolteront les fruits à long terme. »

Étant donné que la plupart des baux de bureaux ont une durée de 5 à 10 ans, il est important d’obtenir des conseils pour prendre la meilleure décision possible pour votre entreprise.

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