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Le nouvel immeuble résidentiel de Mondev vendu dans le Vieux-Montréal
10 juin 2026 3 Minute Read
L’Équipe nationale d’investissement de CBRE Montréal a orchestré la vente du Laurence, un projet résidentiel de 230 logements signé Mondev, dans le Vieux-Montréal.
L’acquéreur, dont l’identité n’a pas été divulguée, est un gestionnaire de patrimoine familial européen représenté par Canadian Urban Ltd. Il s’agit du deuxième immeuble montréalais qu’il acquiert auprès du promoteur local Mondev, CBRE et Canadian Urban ayant joué le rôle d’intermédiaires dans ces deux transactions, toutes deux conclues de gré à gré.
Livré en 2024, le Laurence est un immeuble de huit étages totalisant 180 887 pi², attenant à un terrain d’un acre situé au 240, rue Notre-Dame Ouest. Le rez-de-chaussée regroupe 21 000 pi² de surfaces commerciales actuellement vacantes.
« L’immeuble occupe pratiquement tout un pâté de maisons, souligne Scott Speirs, qui dirige à Montréal l’Équipe nationale d’investissement de CBRE. Aucun autre terrain de cette envergure n’est disponible dans le Vieux-Montréal pour accueillir un projet comparable. C’est à peu près impossible à reproduire. »
« C’est un projet singulier, d’une grande qualité, et cela a sans contredit pesé dans la décision de l’acquéreur. »
Scott Speirs avait déjà vendu au même investisseur étranger un autre actif de Mondev : le Mille Deux Cents Mackay, un immeuble de 11 étages comptant 125 logements locatifs construits à cette fin, au 1200, rue Mackay, dans le quartier du Mille carré doré.
« Le marché multirésidentiel montréalais est devenu nettement plus exigeant, particulièrement pour les immeubles locatifs neufs, reconnaît Scott Speirs. Avoir mené ces deux transactions à bon port, c’est un résultat dont notre client peut se réjouir. »
Les capitaux étrangers misent sur l’immobilier commercial canadien
Les investisseurs étrangers manifestent un vif intérêt pour l’immobilier commercial canadien.
« Le Canada exerce un attrait grandissant auprès des capitaux internationaux en quête d’une valeur refuge, explique Scott Speirs. Dans un climat d’incertitude géopolitique et économique généralisée, les investisseurs cherchent un ancrage stable et sûr, aux fondamentaux économiques solides, où placer leur argent. »
Le Laurence devient ainsi le deuxième actif de prestige montréalais à passer aux mains d’un acheteur européen cette année, après la Tour Deloitte, cédée en janvier par Cadillac Fairview à DekaBank, une banque d’investissement et gestionnaire d’actifs allemande, rappelle Scott Speirs.
Une autre transaction d’envergure mettant en jeu un acquéreur étranger doit d’ailleurs se conclure d’ici quelques semaines à Montréal, indique Scott Speirs, qui en pilote le dossier.

L’élan d’investissement dépasse Montréal
La frénésie d’achats étrangers dans l’immobilier commercial canadien rayonne bien au-delà de Montréal.
À Vancouver, la société d’investissement espagnole Pontegadea s’est portée acquéreuse en 2025 de The Post, un ancien immeuble de Postes Canada reconverti en complexe de bureaux, pour une somme évaluée à 1,1 milliard de dollars; la transaction a été pilotée par l’Équipe nationale d’investissement de CBRE, qui représentait le vendeur, QuadReal Property Group.
À Toronto, un investisseur privé français a récemment acquis l’immeuble résidentiel 150 Roehampton, 148 logements, pour la somme de 90,75 millions de dollars, achetant ainsi la propriété à la FPI Minto Appartements par l’entremise de l’Équipe nationale d’investissement de CBRE.
À cela s’ajoute l’acquisition d’InterRent REIT pour 4,5 milliards de dollars par CLV Group et GIC, qui gère les actifs financiers du gouvernement de Singapour. (En 2023, GIC s’était associé à la FPI Dream Industrial dans une coentreprise pour racheter la FPI Summit Industrial au coût de 5,9 milliards de dollars.)
Et tout récemment, l’investisseur japonais Nippon Express Holdings Inc. a annoncé l’acquisition, pour 2,2 milliards de dollars, de Metro Supply Chain Inc., un fournisseur pancanadien de solutions de chaîne d’approvisionnement établi à Montréal.
« Une tendance se dessine clairement sur le marché ces derniers mois, conclut Scott Speirs. Au cœur des turbulences mondiales, le Canada s’impose aux yeux des capitaux étrangers comme un véritable phare de stabilité. »
Perspectives connexes
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Jaysen Smalley, qui a piloté la transaction pour l’ÉNI de CBRE, souligne que la cession de cet immeuble de 23 étages totalisant 333 000 pi², à quelques pas de la gare Union et branché sur le réseau PATH de Toronto, témoigne du regain de confiance des investisseurs envers les tours de bureaux de grande qualité partout au Canada, et à Toronto en particulier.
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