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Le commerce suit les toits : les centres commerciaux pourvus d’une épicerie stimulent l’essor des banlieues de Calgary

06 juillet 2026 5 Minute Read

Alistair Corbett and Cory Miles standing in front of a grocery anchored plaza construction site

La croissance démographique fulgurante de Calgary repousse les limites de la ville vers la banlieue, ce qui avive la demande de commerces de proximité accessibles, abordables et pratiques, en particulier dans l’alimentation, la santé et les services.

C’est du moins ce que constatent Alistair Corbett et Cory Miles, de CBRE, qui accompagnent les promoteurs dans la composition de l’offre locative de centres commerciaux pourvus d’une épicerie, conçus pour combler les besoins quotidiens des résidents.

« Le commerce suit les toits, souligne Cory Miles. Et pour l’instant, c’est dans les nouveaux quartiers de banlieue que poussent la plupart des toits. »

« Les centres pourvus d’une épicerie obtiennent d’excellents résultats, enchaîne Alistair Corbett. Ils offrent une stabilité qui plaît beaucoup aux propriétaires, en assurant un achalandage constant dont profitent du même coup les autres commerçants du secteur. »

« Mais transformer cette demande en transactions devient de plus en plus ardu, tout simplement parce que les locaux se font rares. »

La course aux locaux s’intensifie

Dans plusieurs des grands corridors de croissance de Calgary — le sud, le sud-est et le centre-nord —, le taux d’inoccupation dans le commerce de détail oscille désormais entre 1 et 2 %, selon les données de CBRE sur le commerce de détail à Calgary pour le second semestre de 2025.

Les nouvelles constructions demeurent bien en deçà des moyennes historiques, les coûts de construction restent élevés et le taux d’inoccupation a chuté à des creux records dans bon nombre de sous-marchés clés. « À ce stade, le marché n’est plus seulement tendu, il est carrément saturé, ce qui freine la mobilité des locataires et bride leur expansion », explique Alistair Corbett.

Le déséquilibre est plus criant encore en banlieue, où le commerce continue de suivre la croissance résidentielle. « La population a fortement augmenté ces dernières années, et ces quartiers ont besoin de services », souligne Cory Miles.

Alistair Corbett et Cory Miles travaillent actuellement sur plusieurs projets d’envergure, dont le centre de magasinage Belvedere de la FPI Propriétés de Choix et Enright Capital, le Livingston Centre de Brookfield Residential, le Mercado Village de Royop Development Corp. et l’Alpine Park de la FPI Dream.

Tous ces projets sont appelés à desservir des populations de banlieue en pleine expansion.

« Et les centres pourvus d’une épicerie deviennent l’épine dorsale des projets commerciaux de banlieue, poursuit Cory Miles. On observe notamment un engouement pour les chaînes d’alimentation nationales axées sur le rapport qualité-prix. »

« Le rapport qualité-prix, c’est le nouveau luxe, ajoute-t-il. Quand il reste un peu d’argent dans les poches des consommateurs après l’épicerie et qu’ils peuvent le dépenser dans les services à proximité, ils ont l’impression de profiter d’une meilleure qualité de vie. »

Des baux pensés pour durer

Les promoteurs ne louent plus leurs locaux commerciaux dans le seul but d’atteindre un taux d’occupation complet. Ils misent désormais sur une sélection minutieuse de leurs locataires afin d’assurer un achalandage durable.

CBRE emboîte le pas. « On ne remplit pas un local juste pour le remplir, explique Cory Miles. Notre équipe conçoit des assortiments de locataires sur mesure, taillées en fonction du profil démographique et des besoins propres à chaque zone d’achalandage, ce qui permet à ces centres de prendre leur envol et de s’inscrire dans la durée. »

Pour les locataires potentiels, cela se traduit par moins de choix, des délais plus longs et des exigences plus élevées pour décrocher un local. Même les exploitants disposant de solides moyens financiers s’aperçoivent que sans adhésion à la stratégie commerciale du promoteur, les dossiers n’aboutissent pas.

Pour les promoteurs, louer les locaux d’un centre commercial avec rigueur et en gardant l’avenir en tête est à la fois une occasion et une responsabilité. « Nous ne louons pas seulement pour aujourd’hui, affirme Alistair Corbett. Nous louons en pensant aux besoins à long terme de ces quartiers. »

« Réussir un projet commercial, ce n’est pas remplir des locaux, conclut Alistair Corbett. C’est trouver le bon équilibre. »

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