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Que réserve 2026 au marché industriel de Toronto?
03 mars 2026 4 Minute Read
Le marché de l’immobilier industriel du Grand Toronto a vu sa disponibilité grimper au premier semestre de 2025, puis reculer légèrement pour terminer l’année à 5,0 %. Cette hausse s’explique en grande partie par la livraison de 11,1 millions pi² de nouvelle offre au cours de l’année, avec 7,7 millions pi² supplémentaires en chantier au T4 2025.
Nous avons rencontré Adrian Lee, directeur général de CBRE Toronto Ouest, pour connaître les tendances qu’il surveillera sur le marché industriel du Grand Toronto cette année.
On garde le cap
« Au début de 2025, la confiance régnait — les taux d’intérêt reculaient et le climat d’affaires s’annonçait prometteur, explique Adrian Lee. On prévoyait une année solide du côté des locations et des renouvellements. Puis les droits de douane de Donald Trump sont venus brouiller les cartes : ce fut digne des montagnes russes. Au deuxième trimestre, la disponibilité a bondi de 60 points de base, et le marché n’a pas encore complètement digéré le choc. »
« Aujourd’hui, on se trouve en bien meilleure posture qu’il y a un an. L’élan est réel : les transactions se concrétisent, qu’elles soient de grande, moyenne ou petite envergure. À moins d’un contrecoup économique majeur, l’année 2026 s’annonce sous de bons auspices. »
« Comme le résume Fraser McKenna, l’un de nos meilleurs courtiers industriels : la confiance intuitive est de retour sur le marché. Les acteurs y croient à nouveau. Bref, on garde le cap. »
C’est dans les détails que ça se joue
« La demande réduit peu à peu l’excédent de grands entrepôts neufs, observe Adrian Lee. Très peu de nouveaux projets démarrent. Nous avons terminé 2025 avec 11,1 millions pi² de nouvelle offre, contre 14,3 millions en 2024 et 17 millions en 2023. L’offre se resserre, la demande demeure solide, mais les options se font plus rares. D’ici le milieu de 2026, nos courtiers anticipent un taux d’inoccupation revenu à un niveau plus habituel — un marché qui se stabilisera graduellement. »
« La demande ne vient plus seulement des entreprises de logistique ou de fabrication; elle émane désormais de plusieurs secteurs. Les fondements du marché industriel du Grand Toronto restent donc très robustes. Les transactions deviennent plus coûteuses et plus complexes, les négociations prennent davantage de temps, mais la demande demeure vigoureuse. »
« Le Grand Toronto regroupe 19 sous‑marchés industriels — Milton, Brampton, Mississauga, entre autres. Impossible de les mettre tous sur le même pied, chacun a sa propre dynamique. Deux immeubles sur une même rue : l’un affiche 15 $ le pi² net, tandis qu’un autre, un peu plus loin, en demande 19 $. L’écart tient souvent à l’historique de propriété du terrain ou à la stratégie du propriétaire. Pour bien représenter les locataires, il faut saisir ces nuances : les détails, les motivations et la logique des propriétaires. »
Les renouvellements regorgent d’occasions
« Les possibilités de renouvellement sont nombreuses, souligne Adrian Lee. Les propriétaires multiplient les incitatifs pour conclure des ententes. Selon nos données locales, un grand nombre de baux industriels viendront à échéance dans le Grand Toronto d’ici trois ans. Le marché offre donc bien plus d’options qu’au creux de la pandémie, alors que tout se signait à la vitesse grand V. »
« Aujourd’hui, la discussion se mène différemment : nos courtiers peuvent tirer parti de leur expérience et de leur connaissance du marché pour élaborer une stratégie intégrée et créer une réelle valeur pour nos clients. »
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