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Tout ce qui s’est passé à Las Vegas : Arlin Markowitz revient sur la conférence de l’ICSC
23 juin 2026 4 Minute Read
Arlin Markowitz, de CBRE, était à Las Vegas pour l’effervescent congrès annuel du commerce de détail, où les chefs de file du secteur et les plus grandes marques de la planète se réunissent pour réseauter, discuter des tendances et conclure des ententes.
« L’ICSC de cette année m’a semblé l’un des événements les plus animés et les plus courus auxquels j’aie assisté, raconte Arlin Markowitz. Et la foule était résolument internationale : des spécialistes du commerce de détail de CBRE venus de Corée du Sud, du Japon, d’Italie et du Royaume-Uni ont uni leurs efforts pour décrocher d’importantes ententes. »
Voici quelques-uns des grands constats et des tendances qu’il a relevés au fil de son séjour à Las Vegas.
Le magasinage en quête de sensations
Arlin Markowitz observe un engouement grandissant pour les expériences de magasinage immersives, marquantes et interactives.
Certaines boutiques Canada Goose, par exemple, mettent à la disposition de la clientèle des chambres froides où l’on peut éprouver la résistance des parkas en duvet au beau milieu de la glace, de la neige et du froid mordant.
Aux États-Unis, des bars à frappés proposent même des salons de perfusion : on y sirote un frappé tout en recevant un soluté censé refaire le plein d’énergie ou remettre d’aplomb après une soirée bien arrosée à Las Vegas.
« C’est une expérience amusante, lance Arlin Markowitz, même si ma recette à moi, un Advil et un burger de chez In-N-Out, donne d’aussi bons résultats. »
Cette soif d’expérience gagne aussi le monde de la restauration. Au COTE Korean Steakhouse, premier steakhouse coréen étoilé au Michelin aux États-Unis, les serveurs font cuire le steak sous vos yeux sur un gril encastré dans la table.
À Toronto, le Linny’s, avenue Ossington, prépare la salade César directement à la table, offrant ainsi aux clients le plaisir de voir préparer devant eux un plat qu’on apprête d’ordinaire en cuisine.
« Les gens raffolent de ce côté spectacle, explique Arlin Markowitz. Quand ils vont au restaurant, ils veulent vivre un moment mémorable, impossible à reproduire à la maison. »
Athléchic et mieux-être
Le paysage commercial de Toronto se redéfinit sous l’effet de la montée des marques de mode contemporaine et d’athléchic. « Ces deux créneaux sont appelés à marquer durablement le commerce de détail de la ville », avait déjà confié Arlin Markowitz à Perspectives avantageuses.
En arpentant l’hôtel Wynn de Las Vegas, il a d’ailleurs remarqué quantité de gens d’affaires qui portaient des chaussures de course ON et HOKA avec leur complet.
Les marques canadiennes d’athléchic comme Arc'teryx, lululemon et Aritzia mènent une expansion dynamique sur le marché américain, signale Arlin Markowitz, et même sous la chaleur accablante de Las Vegas, les manteaux Canada Goose trouvent preneur.
« C’est vraiment emballant de voir ces réussites canadiennes », se réjouit-il, ajoutant que le JOEY Restaurant Group — un client de CBRE — a lui aussi entrepris d’ouvrir de nouveaux établissements aux États-Unis. « Il ne nous reste plus qu’à trouver le moyen d’amener In-N-Out Burger au Canada », conclut Arlin Markowitz.
Objets de collection
« Les cartes de baseball reviennent en force, affirme Arlin Markowitz. Même chose pour les cartes Pokémon et les autres objets de collection qui faisaient fureur dans les années 1990. »
CardVault by Tom Brady, une enseigne américaine de cartes de sport, multiplie les boutiques dans les grands centres commerciaux et les complexes sportifs du pays, où l’on trouve de tout, des cartes aux figurines d’action d’époque.
Les LABUBU, ces figurines de petits monstres aux allures de lutin, follement recherchées, ont déclenché un véritable raz-de-marée mondial en 2024 et n’ont rien perdu de leur popularité, au même titre qu’une tendance plus récente, les NeeDoh, ces balles antistress molles devenues une sensation sur les réseaux sociaux.
« Les NeeDoh sont l’article le plus couru au Canada et dans le monde en ce moment, souligne Arlin Markowitz. Chez Indigo, c’est presque impossible d’en garder en stock, à tel point que des gens se sont mis à les revendre à profit sur eBay et Craigslist. »
« Et ce ne sont pas que les enfants qui en achètent : les adultes aussi », conclut Arlin Markowitz.
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