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Lettres d’intention

Le commentaire mensuel sur le marché - juillet 2025

24 juillet 2025 2 Minute Read

En début de mois, Washington a haussé le ton dans les pourparlers commerciaux en expédiant une série de lettres officielles aux pays concernés. Ces communications annonçaient l’entrée en vigueur, le 1er août, de nouveaux droits de douane plus élevés. Plus d’une douzaine de pays ont reçu cet avis, y compris les grands partenaires économiques des États-Unis comme l’Union européenne, le Japon, la Corée du Sud, le Mexique et le Canada. Le tarif proposé atteindrait 35 % pour les exportations canadiennes, bien que certains produits couverts par l’accord commercial nord-américain en seraient vraisemblablement épargnés, une exemption qui reste toutefois à confirmer. La date butoir pour conclure les ententes a été reportée au 1er août, délai que l’administration américaine présente comme définitif.

Dans cet environnement de discussions accélérées, il devient de plus en plus plausible que le Canada soit confronté à un seuil tarifaire permanent imposé par son voisin du sud. À ce jour, aucun des traités bilatéraux signés avec les États-Unis n’a permis de supprimer entièrement les droits de douane. Même si les conditions tarifaires obtenues dans les récents accords restent élevées à l’échelle historique, plusieurs pays les ont acceptées pour sortir de l’impasse qui a freiné les décisions des entreprises pendant une bonne partie de l’année. De son côté, Ottawa affirme vouloir attendre la « meilleure entente possible » et ne ferme pas la porte à une prolongation des négociations au-delà du 1er août. Par ailleurs, la conformité juridique des nouveaux droits de douane continue de susciter des débats : la Cour d’appel américaine doit entendre les plaidoiries le 31 juillet, soit à la veille de leur mise en application prévue.

Face à ces incertitudes commerciales persistantes, la Banque du Canada devrait maintenir le statu quo en ce qui concerne son taux directeur de 2,75 % lors de sa réunion du 30 juillet. Plusieurs analystes estiment désormais que la banque centrale pourrait conserver ce cap jusqu’à la fin de l’année, compte tenu d’un climat économique incertain et de la remontée récente de l’inflation sous-jacente.

Dans ce contexte, les investissements dans l’immobilier commercial canadien continuent d’évoluer dans un environnement contraignant. Cela dit, comme le révèle le rapport Évolution des taux d’actualisation et de l’investissement au Canada pour le deuxième trimestre de 2025 de CBRE, l’activité transactionnelle s’est poursuivie, les investisseurs concentrant leurs efforts sur les immeubles de qualité supérieure, notamment dans les segments locatifs multirésidentiels et de commerces de détail. Fait intéressant, l’immobilier de bureaux connaît un regain d’intérêt, soutenu par le retour progressif des grandes institutions financières dans leurs locaux. Sur le plan national, les taux d’actualisation sont demeurés globalement stables, et le rendement moyen a légèrement fléchi, un recul de seulement 5 points de base au cours des quatre derniers trimestres.

Les faits saillants de la conjoncture économique :

  • En juin 2025, 83 100 emplois ont été créés et le taux de chômage a légèrement diminué pour s’établir à 6,9 %.
  • L’inflation globale a augmenté à 1,9 % en juin 2025, les mesures de base, l’IPC-Médian s’élevant à 3,1 % et l’IPC-Trim restant stable à 3,0 %.
  • L’Enquête sur les perspectives des entreprises — Deuxième trimestre de 2025 de la Banque du Canada a révélé que la proportion d’entreprises prévoyant une récession a légèrement diminué, passant de 32 % à 28 %, mais reste supérieure aux niveaux de 2024.

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