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Une nouvelle accalmie fragile

Le commentaire mensuel sur le marché - juillet 2026

30 juillet 2026 2 Minute Read

La volatilité a une fois de plus marqué les marchés mondiaux en juillet. L’entente de paix préliminaire conclue le mois dernier entre les États-Unis et l’Iran a volé en éclats, et les hostilités ont repris et gagné en intensité. Les prix du pétrole brut Brent ont brièvement franchi la barre des 100 $ US le baril, tandis que les rendements obligataires ont bondi sous l’effet de nouvelles craintes inflationnistes. Toutefois, une brève accalmie dans les attaques et de nouvelles discussions sur la réouverture du détroit d’Ormuz ont contribué à un certain repli des prix du pétrole et des rendements. Alors qu’il y aurait, semble-t-il, de « bonnes chances » de conclure une nouvelle entente entre les États-Unis et l’Iran, la situation demeure complexe et incertaine tandis que les frappes reprennent.

Dans un contexte mondial déjà volatil, la politique commerciale américaine continue d’accentuer les pressions sur le Canada. L’ACEUM n’a pas été renouvelé et entre plutôt dans une période d’examens annuels qui se poursuivra jusqu’en 2036. Bien que l’accord demeure en vigueur pendant cette période, cette issue pourrait entraîner le Canada dans un cycle récurrent d’incertitude. Par ailleurs, les États-Unis ont de nouveau renforcé leurs mesures tarifaires contre le Canada en imposant de nouveaux droits de douane de 50 % sur une vaste gamme de marchandises, sans exemption au titre de l’ACEUM, en invoquant une discrimination à l’égard du commerce américain. Les droits de douane mondiaux des États-Unis qui arrivaient à échéance ont aussi été remplacés par de nouveaux droits de douane liés au « travail forcé », à des taux allant de 10 % à 12,5 % pour 60 pays, dont le Canada. L’exemption prévue par l’ACEUM est toutefois maintenue dans ce cas-ci. Cela dit, les négociations commerciales entre le Canada et les États-Unis devraient « s’intensifier » au cours des prochaines semaines, et les États-Unis pourraient chercher à conclure une entente provisoire avant la fin de l’année.

Dans la foulée de ces développements, la Banque du Canada a maintenu son taux directeur à 2,25 %. Bien que la banque centrale ait révisé à la baisse sa prévision de croissance du PIB pour 2026, la faisant passer de 1,2 %, selon la prévision d’avril, à 0,7 %, cette révision découle en grande partie d’un premier trimestre plus faible que prévu. En fait, la Banque du Canada prévoit que la croissance du PIB atteindra un taux annualisé de 2,5 % au deuxième trimestre, ce qui laisse croire que la reprise économique est déjà amorcée. Toutefois, en ce qui concerne l’évolution des taux d’intérêt, la banque centrale doit composer avec des risques opposés. La pression persistante exercée par les prix élevés du pétrole pourrait se répercuter sur l’inflation globale et nécessiter des hausses de taux. À l’inverse, un ralentissement économique plus prononcé causé par les obstacles commerciaux pourrait justifier des baisses de taux. Bien qu’aucun de ces scénarios ne constitue l’hypothèse de référence de la banque centrale, celle-ci laisse explicitement les deux possibilités ouvertes et suit de près l’évolution des données.

Parallèlement, l’activité d’investissement immobilier a continué de prendre de l’élan, ouvrant la voie à un deuxième semestre de 2026 plus vigoureux. Selon le rapport Évolution des taux d’actualisation et de l’investissement au Canada du T2 2026 publié par CBRE, le taux d’actualisation moyen à l’échelle nationale pour l’ensemble des biens immobiliers a poursuivi son recul graduel, des diminutions ayant été observées dans la plupart des catégories d’actifs au deuxième trimestre de 2026. Toutefois, compte tenu de la volatilité des rendements obligataires, les écarts de taux d’actualisation dans le secteur immobilier continuent de fluctuer. En outre, quelques importantes opérations de fusion et d’acquisition devraient être conclues au cours de l’année. Les volumes d’investissement en immobilier commercial pourraient dépasser 62 milliards de dollars en 2026 et atteindre un sommet historique.

Faits saillants économiques :

  • L’emploi a progressé de 18 200 postes en juin 2026, et le taux de chômage a légèrement diminué pour s’établir à 6,5 %.
  • L’inflation globale a ralenti à 2,8 % en juin 2026 sous l’effet de la modération des prix de l’essence, tandis que les mesures de l’inflation fondamentale, l’IPC-Médian et l’IPC-Trim, ont reculé pour s’établir respectivement à 1,9 % et à 1,8 %.
  • Les ventes au détail ont augmenté de 1,0 % en mai 2026 par rapport au mois précédent, ce qui représente une cinquième hausse mensuelle consécutive.

Points de vue :



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