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5 points à retenir du nouveau Sondage canadien sur les loyers commerciaux de CBRE

21 septembre 2026 4 Minute Read

Two women shopping and looking at clothes

Où que nous vivions et quelles que soient nos activités, nous sommes tous des consommateurs.

Comment se porte le commerce de détail au Canada? Selon le nouveau Sondage canadien sur les loyers commerciaux de CBRE — S1 2026, le secteur affiche une bonne santé générale. Le taux d’inoccupation demeure stable dans les principaux formats commerciaux, grâce notamment à la croissance démographique soutenue dans certaines villes et à la demande locative constante des enseignes.

« Même si les enjeux commerciaux influeront sur la confiance des consommateurs canadiens, les perspectives à long terme de notre secteur du commerce de détail demeurent solides », affirme Alex Edmison, premier vice-président à CBRE.

Voici cinq points à retenir du rapport.

1. La santé et le bien-être en tête

La demande est forte dans les secteurs de la santé, du bien-être et des soins médicaux. Les prestataires recherchent des établissements stratégiquement situés afin de faciliter l’accès aux soins, tandis que l’économie mondiale du bien-être poursuit son essor.

Les entreprises de technologies médicales reconnaissent également l’importance des locaux pour la recherche et la collaboration. Elles cherchent ainsi à créer des milieux qui resserrent les liens avec la clientèle, favorisent les partenariats cliniques et soutiennent la croissance.

Les services de conditionnement physique et de soins esthétiques continuent eux aussi d’afficher de bons résultats. Cette vigueur touche autant les centres haut de gamme que les établissements à bas prix, particulièrement en Ontario et dans l’Ouest canadien.

2. Les besoins quotidiens stimulent la demande

Les entreprises qui répondent aux besoins quotidiens génèrent une part importante de l’activité locative. C’est notamment le cas des épiceries, des pharmacies, des garderies, des cliniques médicales, des services de soins pour animaux de compagnie, des commerces de bien-être et des commerces de proximité.

Moins sensibles aux fluctuations économiques à court terme, ces catégories incitent les exploitants et les investisseurs à poursuivre leur expansion malgré l’incertitude. Elles génèrent aussi un achalandage naturel dont profitent les autres détaillants du secteur.

Les Compagnies Loblaw Limitée ont annoncé l’ouverture de 75 nouveaux magasins au Canada en 2026 et en avaient déjà ouvert 38, y compris des pharmacies, au premier semestre. Le conseil municipal de Waterloo a pour sa part approuvé le zonage de trois nouvelles épiceries, ce qui pourrait ajouter jusqu’à 130 000 pi² de superficie consacrée à l’alimentation. À Calgary, le nombre de centres commerciaux de banlieue pourvus d’une épicerie connaît également une hausse notable.

3. Le luxe marque le pas, l’athléchic gagne du terrain

Le secteur canadien du luxe et du prêt-à-porter connaît une importante recomposition. Dans un contexte d’incertitude économique et de recul de la confiance chez la clientèle occasionnelle du luxe, les groupes traditionnels ont ralenti leurs activités de location.

Les marques contemporaines de milieu de gamme et les enseignes d’athléchic s’installent quant à elles dans des locaux haut de gamme le long des artères les plus prisées et se livrent concurrence pour obtenir des emplacements phares dans les grands centres urbains. Le quartier Yorkville, à Toronto, surtout connu comme haut lieu du luxe, accueille désormais des enseignes comme Alo Yoga, Arc’teryx et Aritzia.

La marque japonaise de prêt-à-porter UNIQLO doit ouvrir cette année un magasin au Conestoga Mall, à Waterloo. Cette ouverture s’inscrit dans une vaste expansion, puisque le détaillant prévoit ouvrir cinq magasins au Canada cet automne.

4. La restauration rapide poursuit son expansion

Les restaurants à service rapide affichent de bons résultats grâce notamment au renouvellement de leurs menus et à leurs programmes de fidélisation. Parmi les faits saillants, mentionnons les récentes acquisitions de marques par Happy Belly et Foodtastic, ainsi que l’expansion de McDonald’s, Tim Hortons, Shake Shack et Jersey Mike’s.

À Halifax, les restaurants à service rapide ciblent particulièrement les emplacements jouissant d’une grande visibilité. Rosie’s Burgers a ainsi ouvert son premier établissement au Canada atlantique, tout près du Centre des congrès d’Halifax. À Winnipeg, un nouveau complexe à usage mixte situé immédiatement au nord des limites de la ville attire déjà une clientèle de toute la région, notamment en raison du restaurant McDonald’s qui y est déjà établi.

5. Les marchés de banlieue prospèrent

Les conditions du marché demeurent excellentes dans les principaux formats commerciaux de banlieue, surtout dans les centres pourvus d’une épicerie. Cette vigueur repose sur la croissance démographique de certaines villes et sur la demande constante des locataires.

La tendance est particulièrement marquée à Calgary, qui compte l’un des marchés de détail de banlieue les plus solides au Canada. Dans de nombreux secteurs en forte croissance, les locaux sont pratiquement tous occupés, tandis que les détaillants convoitent des zones de chalandise en pleine expansion.

Le marché de détail de banlieue d’Edmonton continue de prospérer, porté par la croissance démographique et les nouveaux projets réalisés dans l’ensemble de la région. À Montréal, les pôles de banlieue profitent quant à eux d’un taux d’inoccupation historiquement bas pour les locaux de qualité.

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