Article
Andrew Cranmer a bâti son entreprise sur les liens communautaires
02 septembre 2025
Depuis plus de deux décennies, Andrew Cranmer prospère dans l’immobilier en respectant un principe simple : privilégier d’abord le client, puis la communauté.
« La plupart des bâtiments et des collectivités naissent au même endroit : la vente d’un terrain, souligne ce vice-président à CBRE Halifax qui célèbre cet automne ses 21 années dans le secteur immobilier. Quoi que nous fassions, la collectivité doit demeurer notre priorité. »
Dans un marché de taille modeste comme Halifax, les courtiers tendent vers la polyvalence. La spécialisation d’Andrew Cranmer dans la vente de terrains le distingue donc. Bon nombre de ces transactions donnent naissance à des immeubles locatifs multirésidentiels.
« La flambée des coûts immobiliers a enrichi plusieurs propriétaires, mais elle provoque aussi beaucoup de détresse, constate Andrew Cranmer. Nous collaborons avec de nombreux promoteurs résidentiels, ce qui nous éclaire sur les besoins les plus pressants en matière de logement et sur les défis de leur réalisation. »
Contrairement à Vancouver ou Toronto, Halifax n’a jamais succombé à la fièvre des condos. La ville reste dominée par des firmes de construction privées, souvent familiales, qui privilégient le multirésidentiel locatif pour son potentiel à long terme.
« Heureusement, Halifax a toujours mis l’accent sur le logement locatif, et la plupart des constructeurs multirésidentiels ne cherchent pas à revendre rapidement pour réaliser un profit éclair », précise Andrew Cranmer, qui estime à 85 % la proportion de mises en chantier locatives à Halifax.
« Les promoteurs locaux conservent leurs immeubles et en tirent une grande fierté. L’économie ne constitue pas leur seule motivation. Cette approche a inspiré ma propre carrière. »
Une expertise du multirésidentiel
Le marché locatif dynamique et soutenu localement place Halifax en position de force relative, tandis que d’autres marchés canadiens peinent à construire suffisamment de projets locatifs face à une demande insatiable.
« Construire du multirésidentiel demeure ardu ici, admet Andrew Cranmer. Nos loyers et prix fonciers rivalisent avec ceux d’autres marchés canadiens, et nos coûts de construction ne sont guère inférieurs. Mais nous bénéficions de constructeurs familiaux établis depuis longtemps, dotés de l’expertise nécessaire et plaçant la collectivité au cœur de leurs activités. »
« Notre milieu immobilier forme une communauté très unie, ce qui change tout dans les périodes difficiles comme celle-ci. »
L’équipe d’Andrew Cranmer vient de négocier la vente d’environ 16 acres de terrain résidentiel à Lower Sackville, en Nouvelle-Écosse, à Elamir Investment, une firme de construction familiale. Le site offre une excellente occasion de densification d’un ancien centre d’enchères automobiles qui apportait peu à la collectivité.
« Les promoteurs, un duo oncle-neveu, planifient un projet résidentiel à usage mixte avec des logements locatifs construits à cette fin et possiblement de nouveaux commerces dans un quartier en expansion », détaille Andrew Cranmer.
Un bassin d’acheteurs en mutation
Les ventes de terrains ont reculé à Halifax ces deux dernières années, et le profil des acheteurs a évolué.
Les familles privées qui avaient acquis de vastes superficies au sortir de la pandémie, quand les taux d’intérêt étaient bas, exploitent maintenant ces réserves foncières. Le nombre d’acquisitions par les promoteurs privés a donc ralenti. Les achats par des organismes gouvernementaux et des groupes sans but lucratif ont compensé cette baisse.
Au 3765, avenue Kencrest, par exemple, l’équipe d’Andrew Cranmer a reçu le mandat de commercialiser deux anciens immeubles de six logements comme site de réaménagement urbain.
Phoenix Youth Programs s’intéressait aux bâtiments existants pour loger sa clientèle et les familles. L’organisme a collaboré avec l’Affordable Housing Association of Nova Scotia afin d’obtenir un financement public pour l’achat et la rénovation des deux immeubles.
« Compte tenu du profil de l’acheteur, la transaction a nécessité plus de temps qu’une vente traditionnelle et comportait quelques conditions supplémentaires, relate Andrew Cranmer. Cependant, mon client vendeur a obtenu le prix escompté tandis que l’acheteur a pu sécuriser du logement pour sa clientèle. »
« Ainsi, jusqu’à 20 jeunes vulnérables auront désormais un toit. »
Soutenir la relève
Fort de plus de vingt années d’expérience immobilière, Andrew Cranmer tient à épauler la nouvelle génération, représentée dans son équipe par Benson Auld et Breanne Hay.
« Il importe d’avoir différents points de contact au sein d’une organisation », affirme Andrew Cranmer.
« Chacun apporte ses forces et ses relations propres. Benson et Breanne peuvent s’adresser à la relève du milieu de la construction et tisser leurs propres liens avec la clientèle, comme je l’ai fait à mes débuts avec Bob Mussett (ancien directeur général de CBRE Halifax). »
« Tout cela participe à l’élargissement de cet écosystème d’engagement envers notre collectivité. »
Un avenir prometteur
Ayant traversé plusieurs cycles immobiliers, Andrew Cranmer ne s’inquiète pas des défis actuels.
« Je ne panique pas, lance-t-il. Les marchés difficiles exigent plus de créativité, une solide expérience et des liens communautaires. Quand je m’adresse aux gens, je ne fais pas de vente agressive; j’engage plutôt une discussion qui peut mener à une transaction. »
« Il s’agit d’entrer en contact avec des groupes et de cerner leurs besoins. On ne vend pas simplement un terrain : on doit comprendre le site, s’impliquer dans la collectivité, saisir les tendances et servir de ressource à ces acheteurs pour qu’ils aient confiance en leurs chances d’atteindre leurs objectifs. »
« Même si aucune transaction n’en découle, poursuit Andrew Cranmer, on demeure partie prenante de la collectivité. Je consacre donc volontiers du temps à discuter d’une situation jusqu’à ce que tout le monde soit à l’aise et que l’entente se conclue. »
« La priorité va aux liens communautaires
Perspectives connexes
-
Article
CBRE conclut la vente d’un complexe héliportuaire en difficulté près de l’aéroport de Québec
Philippe Lambert et son équipe, chez CBRE, ont mené à bien la vente du 1688, route de l’Aéroport, un immeuble à usage mixte de 69 000 pi² érigé sur un terrain de 300 000 pi² à proximité de l’aéroport de Québec, qui avait été placé sous séquestre.
Restez à l’affût
Joignez-vous à la cohorte de professionnels du secteur qui reçoivent nos dernières nouvelles par courriel.