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Jon Ramscar, président et chef de la direction de CBRE Canada : les investisseurs ont une occasion en or d'accéder à l'immobilier vancouvérois

03 avril 2026 4 Minute Read

Jon Ramscar speaking at the 2026 Vancouver Real Estate Forum

Vancouver a subi sa part des contrecoups du marché immobilier ces dernières années. Mais Jon Ramscar, président et chef de la direction de CBRE Canada, a déclaré aujourd’hui au Sommet immobilier de Vancouver qu’il existe une raison convaincante de renouveler sa confiance dans les perspectives de la ville : l’accès.

Jon Ramscar, président et chef de la direction de CBRE Canada « Pour la première fois depuis des années, les investisseurs ont une véritable chance d’intégrer le marché, affirme-t-il. Au sommet du cycle, de nombreux groupes souhaitaient participer, mais étaient freinés par les prix ou incapables d’agir assez rapidement. Un ralentissement de la construction et de la nouvelle offre se traduit tout simplement par des effets positifs sur la demande et les prix. »


Dans la plus récente enquête auprès des prêteurs de CBRE, 47 organisations représentant plus de 200 milliards de dollars en prêts immobiliers commerciaux sous gestion ont désigné Vancouver comme leur ville canadienne de prédilection pour l’investissement.

« Vancouver a pris la première place devant Toronto pour la première fois en dix ans, souligne Jon Ramscar. C’est révélateur, car les prêteurs se préoccupent avant tout du risque et de l’analyse de la courbe de risque et ils sont à l’aise avec les perspectives de Vancouver. »

La demande de bureaux de qualité reprend de la vigueur

L’acquisition par Pontegadea du complexe de bureaux The Post pour 1,2 milliard de dollars en est l’illustration parfaite : il s’agit de la troisième transaction de bureaux en importance l’an dernier en Amérique du Nord, et pas seulement au Canada. « C’est un vote de confiance marqué dans l’avenir du marché des bureaux de Vancouver, indique Jon Ramscar. La demande pour des immeubles de bureaux de grande qualité reprend et continue de se consolider. »

« Les bureaux ne disparaissent pas du tout, ils se redéfinissent, ajoute-t-il. Les gagnants seront les emplacements de premier ordre et les immeubles haut de gamme dont les propriétaires sont prêts à réinvestir et à miser sur la gestion opérationnelle. »

L’industriel bénéficiera de la réorientation des échanges commerciaux

Une autre raison de croire en Vancouver : à mesure que le Canada réoriente ses échanges commerciaux du Nord-Sud vers l’Est-Ouest, le port de Vancouver et les activités industrielles de la région deviendront encore plus essentiels à l’économie canadienne.

« Trois des onze premiers projets annoncés par le Bureau des grands projets sont situés en Colombie-Britannique, et la nouvelle stratégie fédérale de défense industrielle bénéficie d’une enveloppe de 6,6 milliards de dollars, ce qui devrait avoir des retombées considérables pour ce marché », précise Jon Ramscar.

Jon Ramscar relève que les terrains industriels ne représentent que 4 % de l’assiette foncière du Grand Vancouver, mais soutiennent 22 % des emplois et 30 % du PIB régional. « La location de grands entrepôts à Vancouver est l’une des plus dynamiques au Canada, ayant réduit de 50 % le nombre d’inscriptions industrielles de plus de 100 000 pi². Les contraintes s’accentuent, et c’est une bonne nouvelle pour les propriétaires immobiliers. »

L’industriel vancouvérois se rapproche autant qu’il est possible d’une valeur sûre de nos jours, conclut Jon Ramscar. « L’absorption nette annuelle a été régulièrement positive pour quinze des seize dernières années et est à nouveau en hausse. Même aux loyers actuels, l’évaluation financière sensible aux niveaux d’emprunt demeure généralement solide, défendable et fiable. »

Un solide portefeuille de construction multirésidentiel se dessine

Dans le marché multirésidentiel, bien que les volumes de transactions soient en deçà de leurs sommets, Jon Ramscar relève qu’un « robuste portefeuille de projets d’investissement » se dessine dans l’ensemble du Grand Vancouver.

« Nous sommes clairement dans une période de découverte des prix et, même si un retour rapide aux volumes d’échanges historiques est peu probable, ceux qui sont en mesure d’investir et de construire aujourd’hui pourront profiter d’une offre limitée dans les années à venir. »

Le logement multirésidentiel s’appuie sur une thèse d’investissement à long terme convaincante et la confiance institutionnelle reste forte, ajoute-t-il. « Les capitaux avertis misent gros, notamment avec l’acquisition proposée du FPI InterRent pour 4 milliards de dollars. »

Vancouver skyline and harbour at dawn

La vigueur du commerce de détail stimule le développement

Le commerce de détail est peut-être la révélation la plus surprenante de l’immobilier canadien aujourd’hui, estime Jon Ramscar. « Il s’est avéré la catégorie d’actifs commerciaux la most stable et la plus rentable, générant les meilleurs résultats en matière de location au détail et de ventes d’investissement de toute l’histoire de CBRE Canada l’an dernier. »

Cette vigueur a propulsé des projets transformateurs comme le réaménagement d’Oakridge Park. Ce projet à usage mixte de 5 milliards de dollars, amorcé en 2017, approche maintenant de son achèvement. Il ajoutera 1,2 million de pi² de commerces de détail, construits autour de plusieurs tours de grande hauteur et de 700 000 pi² de bureaux.

Les commerces sont en grande partie en prélocation et ouvriront leurs portes ce printemps. « C’est un succès en devenir, mais ce projet aurait bien du mal à démarrer aujourd’hui », souligne Jon Ramscar.

Les capitaux recommencent à affluer vers l’immobilier vancouvérois

Les capitaux recommencent à s’engager et les premiers acteurs profitent des atouts de l’immobilier vancouvérois.

« Cette ville accueille certains des entrepreneurs, investisseurs et promoteurs les plus talentueux de l’immobilier mondial, déclare-t-il. Et comme l’un des marchés les plus contraints en matière d’offre à l’échelle mondiale, il ne faut pas grand-chose pour générer une demande positive. »

Le secteur immobilier traverse l’un des contextes les plus complexes qu’il ait connus depuis des décennies. Mais Jon Ramscar prévient que les investisseurs qui attendent une normalisation complète du marché vancouvérois risquent de rater entièrement cette fenêtre.

« Une nouvelle ère se lève pour l’immobilier de Vancouver. Ce n’est qu’une question de temps avant que davantage d’acteurs ne saisissent ce moment du cycle. »

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