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Une stratégie touristique pour Juan de Fuca : un regard neuf sur un paysage intemporel
20 novembre 2025 4 Minute Read
Rebecca Godfrey, de CBRE, et ses collègues de Place Generation ont collaboré avec Destination Canada afin d’élaborer une stratégie de tourisme régénératif pour le détroit de Juan de Fuca. Cette initiative transfrontalière inédite entre le Canada et les États‑Unis est pilotée par le Programme stratégique de corridors touristiques de Destination Canada.
Alors que nombre de Canadiens renoncent à voyager au sud de la frontière, la nouvelle initiative du corridor de Juan de Fuca cherche à rassembler communautés, entreprises et touristes autour d’une vision ambitieuse pour la région qui borde le détroit. L’objectif : rapprocher plutôt que diviser.
« Le programme Corridor de Destination Canada incarne véritablement le développement et la gestion de destinations », précise Rebecca Godfrey.
Pour la région de Juan de Fuca, il s’agit d’améliorer l’accès, de proposer des expériences touristiques durables et de renforcer la collaboration entre Autochtones et non‑Autochtones, tout en attirant les visiteurs internationaux et en les incitant à découvrir les trésors cachés du territoire.
Cette stratégie vise à stimuler le développement économique, social et culturel de Juan de Fuca grâce au tourisme, sans compromettre les atouts naturels ni le riche patrimoine culturel du corridor.
« La vision stratégique du corridor reflète les valeurs communes des résidents des deux côtés de la frontière : préserver la nature, la faune et le détroit qui les unit », ajoute Rebecca.
Prospérité et protection de l’environnement
Réputé pour ses forêts anciennes et ses sentiers côtiers accidentés, Juan de Fuca constitue un corridor naturel pour de nombreuses espèces animales terrestres et marines. Le soutien de cet écosystème riche par des investissements durables s’avère essentiel à la réussite du projet.
« Nous avons sondé les résidents sur les possibilités touristiques et leurs priorités, relate Rebecca. Après avoir dressé une longue liste de pistes d’investissement, nous avons organisé des ateliers pour nous assurer de leur adhésion. Des représentants autochtones, des résidents de la région, des représentants gouvernementaux et divers intervenants y ont participé. »
Identifier des pistes d’investissement significatives à Juan de Fuca représentait un défi. Malgré l’abondance de possibilités en tourisme d’aventure, Rebecca constate qu’attirer des investissements privés importants et mobiliser la communauté s’est révélé ardu.
« Plusieurs résidents croyaient que de nouveaux hôtels seraient bénéfiques, mais en réalité, il faut assez de moteurs de demande pour attirer des visiteurs toute l’année. Le corridor n’en est pas encore là. »
Des connexions écoénergétiques
L’équipe de Rebecca a relevé une piste d’investissement prometteuse : un service de traversier électrique à grande vitesse reliant les communautés de Juan de Fuca à Victoria, en Colombie‑Britannique, et se prolongeant éventuellement jusqu’aux communautés du corridor dans l’État de Washington.
« Le concept de "connexions" a été un thème récurrent lors de nos ateliers », souligne Rebecca.
Les traversiers électriques à faibles émissions proposés dans la stratégie permettraient d’améliorer l’accès aux visiteurs intéressés par des communautés moins connues et auparavant inaccessibles, telles que Port Renfrew et le territoire de la Première Nation des Pacheedahts en Colombie‑Britannique. Les traversiers électriques à faibles émissions proposés dans la stratégie faciliteraient l’accès à des communautés moins connues et auparavant difficilement accessibles, comme Port Renfrew et le territoire Pacheedaht en Colombie‑Britannique.
« Les traversiers font partie du quotidien en Colombie‑Britannique, rappelle Rebecca. Il y a les gigantesques traversiers de BC Ferries ainsi que le traversier Black Ball qui relie Victoria et Port Angeles. Ces deux services soutiennent l’économie touristique du corridor. »
« Nous voulons mieux connecter les résidents et permettre aux visiteurs d’admirer la beauté naturelle de la région sans la perturber. »
D’autres pistes d’investissement comprennent le développement de services de vélos et de trottinettes électriques pour faciliter les déplacements sur l’île, tant pour les résidents que pour les touristes; un centre marin biorégional servant de centre d’interprétation; un centre culturel consacré au patrimoine autochtone; et un sanctuaire pour la vie marine près de Sooke, en Colombie‑Britannique.
Des expériences de voyage durables
Au final, la stratégie touristique de Juan de Fuca vise à permettre aux visiteurs de découvrir la région plus pleinement tout en favorisant une approche durable du tourisme.
« C’est l’idéal, conclut Rebecca. Attirer un marché touristique composé de personnes véritablement intéressées à connaître un lieu et désireuses de contribuer à sa préservation, voire à son amélioration. »
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