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Les fusions-acquisitions figent le marché des bureaux de Calgary
01 décembre 2025 3 Minute Read
ConocoPhillips et l’Impériale ont récemment annoncé leur intention de réduire leurs effectifs, une décision que Chevron, BP et SLB devraient bientôt imiter. La majorité de ces suppressions de postes découlent de la vague de fusions et d’acquisitions qui secoue actuellement sur le secteur pétrolier et gazier.
Toute cette agitation incite de nombreux acteurs locaux à s’interroger sur l’avenir du marché des bureaux de Calgary, dont la dynamique reste largement tributaire de l’évolution du secteur de l’énergie.
« Le défi majeur réside indéniablement dans l’activité de fusion-acquisition, qui a généré un volume important de locaux en sous-location : 2,2 millions pi², soit le niveau le plus élevé depuis 2023 », souligne Michael Hoffman, directeur général de CBRE Calgary.
Le marché des bureaux de Calgary continue d’afficher l’un des taux d’inoccupation les plus élevés du Canada, avec 30,3 % d’espaces vacants dans le centre-ville au troisième trimestre.
Ce marché continue d’afficher l’un des taux d’inoccupation les plus élevés au pays, avec 30,3 % de locaux vacants au centre-ville lors du troisième trimestre. Le taux d’inoccupation des immeubles de catégorie AA demeure relativement plus faible, à 19,6 %, comparativement à celui des catégories B et C, qui dépasse la barre des 40 %.
« C’est une épreuve supplémentaire pour un marché déjà fragilisé, mais cette dichotomie des taux d’inoccupation témoigne clairement de la demande réelle des locataires envers des immeubles de qualité supérieure, dotés d’équipements et de services de qualité », observe Michael Hoffman.
Il y a toutefois des signes encourageants. La ville poursuit sa diversification économique avec un certain succès. Néanmoins, si le secteur technologique de Calgary a enregistré la croissance la plus rapide de toutes les villes nord-américaines, le télétravail et le mode hybride ont été les principaux facteurs de la remise en marché de nombreux bureaux plus tôt cette année, selon un rapport de CBRE.
« Nous constatons que d’autres villes canadiennes ont retrouvé un certain équilibre et que les taux d’inoccupation ont amorcé une baisse, fait remarquer l’expert. Une fois que l’activité de fusions-acquisitions dans le secteur de l’énergie se sera stabilisée, Calgary devrait se retrouver dans une posture similaire. »

La revitalisation du centre-ville par la conversion
Calgary a réalisé des progrès notables dans la transformation de tours de bureaux vides en immeubles résidentiels, en écoles, en hôtels et autres vocations mixtes grâce à son Programme d’incitation pour le développement du centre-ville.
La ville vient de souligner l’achèvement du sixième projet de conversion résidentielle, et plusieurs autres chantiers sont en cours. Cependant, Michael Hoffman nuance cet enthousiasme en précisant qu’il reste un important écart à combler.
Il rappelle que le centre-ville de Calgary compte un inventaire total d’environ 41 millions pi², dont environ 2,4 millions font l’objet d’une conversion. « Cela contribue à stabiliser les statistiques, en particulier pour le stock restant de catégorie B, mais ces transformations n’entraîneront pas une baisse significative de la disponibilité à long terme. »
Malgré cette offre élevée, les locataires d’envergure peinent à dénicher de vastes plateaux de haute qualité au centre-ville. « Un utilisateur à la recherche d’une superficie oscillant entre 20 000 et 40 000 pi² dispose d’un éventail de choix beaucoup plus large », analyse Michael Hoffman.
Une consolidation continue
Quelles sont les perspectives pour le marché de Calgary en 2026? Aucune métropole n’est à l’abri de l’incertitude économique actuelle. Toutefois, peu d’endroits font preuve d’autant de résilience et d’innovation que Calgary.
« Le secteur pétrolier et gazier a toujours été soumis à la volatilité des cours des matières premières, ce qui nous a habitués à réagir promptement aux défis; c’est d’ailleurs ce qui explique notre leadership en matière de conversion immobilière », explique le directeur général.
« Il n’y a rien d’étonnant à subir l’impact des fusions dans une ville pétrolière, tout comme on ne peut s’étonner de la capacité de Calgary à soutenir les secteurs émergents susceptibles de générer la demande future pour des lieux de travail. »
Et Michael Hoffman de conclure : « Ce n’est pas pour rien que l’on parle de l’avantage albertain. »
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