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Enquête CBRE : Les prêteurs immobiliers comptent s’engager davantage pour soutenir les transactions immobilières

24 février 2026 4 Minute Read

Image of downtown buildings for 2026 Canada Real Estate Lenders Report

Le marché du financement immobilier commercial sera encore plus dynamique cette année, les prêteurs cherchant à affecter davantage de capitaux, selon le Rapport 2026 des prêteurs immobiliers au Canada de CBRE. Hormis quelques types de propriétés susceptibles de poser des défis, les prêteurs se montrent ouverts au financement de la plupart des catégories d’actifs immobiliers commerciaux.


Le Rapport des prêteurs de CBRE analyse les réponses de 47 prêteurs nationaux et internationaux, qui gèrent collectivement plus de 200 milliards de dollars en prêts immobiliers commerciaux, à une enquête de 30 questions menée entre le 10 décembre 2025 et le 16 janvier 2026. Publiée depuis 2014, cette enquête porte sur les attentes d’activité, les conditions et critères de prêt ainsi que la confiance et les préférences des prêteurs.

« Les prêteurs sont de retour sur le marché avec détermination, dans la plupart des catégories d’actifs, y compris le secteur des bureaux, affirme Joshua Sonshine, premier vice-président à CBRE. Les volumes de montages augmentent, les bilans s’allègent et la volonté d’affecter plus de capitaux cette année est palpable. Malgré cet élan, la discipline en matière de souscription, elle, reste intacte. Les valeurs sûres se font plus rares, et les prêteurs privilégient une approche prudente, centrée sur les fondamentaux, quelle que soit la catégorie d’actifs. »

Voici les principaux faits saillants, les marchés privilégiés et les types de propriétés ciblés, selon l’enquête auprès des prêteurs :

Le multirésidentiel demeure la catégorie d’actifs de prédilection des prêteurs

Les prêteurs prévoient de rehausser leurs budgets pour le multirésidentiel avant tout, ce qui témoigne d’une vision à long terme du secteur malgré un ralentissement passager et un rajustement du marché. Le commerce de détail poursuit également sa progression : 55 % des prêteurs souhaitent accroître leur exposition. L’affaiblissement des fondamentaux du marché industriel a ramené les intentions des prêteurs à leur plus bas niveau en 11 enquêtes annuelles. Les inquiétudes à l’égard des actifs industriels demeurent toutefois faibles. Les terrains restent la seule catégorie d’actifs où aucun prêteur ne souhaite augmenter ses budgets.

Les intentions des prêteurs évoluent pour les bureaux

Les intentions d’augmentation des budgets consacrés aux prêts de bureaux ont bondi, signe du rebond rapide de la confiance. Pour la première fois en six enquêtes, l’intérêt pour ce secteur s’est rétabli et les prêteurs, dans l’ensemble, cherchent de nouveau à accroître leurs budgets plutôt qu’à les réduire.

Mais l’obsolescence des bureaux constitue un défi de taille

L’intérêt pour les bureaux a bondi, car l’amélioration des fondamentaux est bien réelle et les prêteurs y répondent. Cela dit, de nombreux prêteurs ont souligné que l’obsolescence des immeubles plus anciens de catégorie inférieure demeure un défi. Les investissements considérables nécessaires pour moderniser, bonifier ou reconvertir ces propriétés afin d’attirer des locataires de qualité sont source d’inquiétude.

Vancouver détrône Toronto comme premier marché de prédilection des prêteurs

En 2026, Vancouver suscite le plus fort intérêt chez les prêteurs : la ville détrône Toronto au classement comme premier marché de prédilection pour la première fois en 10 ans. Après des années à concentrer leurs activités à Toronto, les prêteurs pourraient chercher à diversifier leur portefeuille de prêts, fortement pondéré en faveur de la région du Grand Toronto. Vancouver se démarque par de solides fondamentaux immobiliers et des contraintes géographiques qui concentrent la demande locative.

Les marchés albertains poursuivent leur ascension

Calgary gagne deux places pour atteindre le 3e rang, porté par de fortes tendances migratoires et un secteur énergétique qui protège en grande partie l’économie contre les droits de douane américains. Edmonton progresse également d’un rang pour atteindre la 6e place. En revanche, les droits de douane sectoriels sur l’acier et l’automobile ont pesé lourdement sur l’intérêt des prêteurs pour Hamilton (Ontario) et London (Ontario).

La concurrence entre prêteurs s’intensifiera

La concurrence pour les prêts immobiliers demeurera forte en 2026 : 68 % des prêteurs entendent soumissionner activement ou très activement sur les transactions au cours de l’année. Ce regain de concurrence pourrait entraîner un resserrement des écarts et une baisse des coûts d’emprunt, d’autant que la proportion de prêteurs prévoyant de soumissionner très activement atteint un sommet en quatre ans.

Davantage de liquidités pour le financement immobilier

Les prêteurs comptent multiplier les montages dans l’immobilier canadien : 81 % d’entre eux anticipent une hausse de leurs volumes en 2026, ce qui renforcera la liquidité du marché et facilitera la conclusion de transactions. La plupart visent une croissance de 10 % par rapport à l’an dernier, mais fait remarquable, plus du quart d’entre eux comptent affecter au moins 20 % de capitaux supplémentaires en prêts immobiliers en 2026.

« Le principal défi du contexte actuel est l’incertitude économique, mais les prêteurs commencent à admettre que cette incertitude est devenue la norme, souligne Jessica Harland, première vice-présidente à CBRE. Les soumissions sont plus actives, les écarts se resserrent et les prêteurs savent désormais mieux tarifer le risque selon les secteurs. Cette meilleure visibilité se traduit par un environnement de financement plus concurrentiel et, au bout du compte, plus sain. »

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