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Des droits de douane « encore plus massues et punitifs »

Le commentaire mensuel sur le marché - février 2026

25 février 2026 2 Minute Read

Malgré l’invalidation par la Cour suprême américaine de la majeure partie des droits de douane imposés au cours de la dernière année, l’incertitude et la confusion n’ont fait que s’aggraver depuis que l’administration américaine les a aussitôt remplacés par un nouveau régime de taxes mondiales. Le tribunal a statué que l’administration avait outrepassé ses pouvoirs en instaurant ses droits de douane « fentanyl » et « réciproques » l’an dernier. Ces mesures constituant un pilier central de la politique économique et étrangère américaine, l’administration a mis ses menaces à exécution et s’est rabattue sur une loi de substitution pour préserver sa politique douanière. Elle a ainsi instauré des droits de douane mondiaux temporaires de 10 %, avant de les porter brusquement à leur plafond de 15 %. La menace d’une nouvelle escalade plane déjà : Washington aurait la possibilité de recourir à d’autres mécanismes tarifaires de façon « bien plus puissante et envahissante » qu’auparavant.

Pour les partenaires commerciaux qui venaient tout juste de conclure des accords avec les États-Unis, cette escalade tous azimuts soulève maintenant des doutes quant à la validité de ces ententes. Nul ne sait encore avec certitude si les nouveaux droits mondiaux pourraient constituer une violation de ces accords. S’ajoute à cela la question épineuse des remboursements pour les sommes versées au titre des droits de douane désormais invalides.

Du côté canadien, l’exemption prévue par l’ACEUM continue de s’appliquer aux marchandises conformes. Pour la petite portion des exportations canadiennes qui n’y sont pas admissibles, le taux douanier américain retombe effectivement de 35 % à 15 %. Les droits de douane sectoriels punitifs sur l’acier, l’aluminium, le bois d’œuvre et l’automobile restent cependant en vigueur, ayant été adoptés selon un processus distinct non visé par la décision de la Cour suprême. Cette nouvelle évolution vient une fois de plus rappeler à quel point l’accord de libre-échange nord-américain est vital pour l’économie canadienne.

Selon le Rapport des prêteurs immobiliers au Canada de CBRE, les craintes d’affaiblissement économique arrivent au premier rang des défis appréhendés par les prêteurs en immobilier commercial pour l’année en cours. L’enquête révèle néanmoins un optimisme solide et une acceptation grandissante que l’incertitude fait désormais partie du paysage. Les prêteurs entendent se montrer encore plus actifs en 2026, avec l’intention de déployer davantage de capitaux d’emprunt et d’accentuer la concurrence. Hormis quelques types de propriétés susceptibles de poser des défis, ils se montrent ouverts au financement de la plupart des catégories d’actifs. Le secteur des bureaux retrouve rapidement la faveur des prêteurs, qui cherchent à nouveau à y étoffer leurs portefeuilles. Les écarts sur les prêts à terme se sont resserrés par rapport à l’an dernier et, dans l’ensemble, les capitaux d’emprunt en immobilier devraient être au rendez-vous en 2026.

Les faits saillants de la conjoncture économique :

  • L’emploi a reculé de 24 800 postes en janvier 2026 et le taux de chômage a fléchi à 6,5 %.
  • L’inflation globale a légèrement diminué à 2,3 % en janvier 2026, tandis que les mesures de base, IPC-Médian et IPC-Trim, ont aussi reculé à 2,5 % et 2,4 %, respectivement.
  • Les ventes au détail de décembre 2025 ont reculé de 0,4 % par rapport au mois précédent, alors que les estimations préliminaires font état d’une hausse de 1,5 % en janvier.

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