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Perspectives CBRE : L’investissement immobilier commercial canadien pourrait atteindre 56 G$ en 2026

04 février 2026 4 Minute Read

Canada Real Estate Market Outlook 2026

Contrairement au marché résidentiel, où l’activité transactionnelle a dégringolé, l’immobilier commercial suscite un regain d’intérêt des sources de capitaux internationales et nationales.

L’investissement en immobilier commercial canadien devrait rebondir en 2026 : les Perspectives du marché immobilier canadien de CBRE prévoient une hausse du volume des ventes immobilières de plus de 8 %.

En y ajoutant les fusions-acquisitions et les transactions de portefeuilles, le volume d’investissement total pourrait atteindre environ 56 milliards de dollars — en hausse par rapport aux quelque 47 milliards estimés en 2025. Ce serait le troisième volume de ventes d’immobilier commercial le plus élevé de l’histoire canadienne.

« On sort d’une année d’incertitude, mais les capitaux internationaux ont déjà voté en faveur de l’immobilier commercial canadien, affirme Jon Ramscar, président et chef de la direction de CBRE Canada. Des actifs ont été acquis partout au pays grâce à nos solides paramètres fondamentaux et à notre stabilité relative. »

« En 2026, on s’attend à une participation généralisée et concurrentielle de toutes les sources de capitaux, d’ici et d’ailleurs. Sans compter que la résurgence du marché des bureaux stimulera les transactions et que notre marché du commerce de détail demeure solide. »

Voici comment les Perspectives du marché immobilier canadien de CBRE entrevoient le portrait de l’investissement pour les quatre grandes catégories d’actifs immobiliers commerciaux :

Un regain de confiance envers les bureaux

Après deux années d’absorption nette positive et un taux d’inoccupation national ayant atteint son sommet, le marché des bureaux a retrouvé son aplomb et amorce une période de croissance soutenue. La confiance des investisseurs s’est donc nettement améliorée, portée par les politiques de retour au bureau dans les secteurs public et privé.

Un marché du financement réceptif a ouvert ses portes à cette catégorie d’actifs, principalement pour les produits de catégorie A de premier ordre. Les volumes d’investissement dans les bureaux devraient renouer avec des niveaux plus conformes à leur part historique de l’activité totale.

Les résidences pour personnes âgées, l’embellie du multirésidentiel

Les résidences pour personnes âgées sont bien positionnées pour profiter de solides paramètres fondamentaux au cours des prochaines années. Le vieillissement rapide de la population canadienne génère un vent porteur exceptionnel pour cette catégorie d’actifs. La demande montera en flèche et continuera de soutenir une croissance locative à deux chiffres qui surpasse la croissance des charges.

Malgré cette demande croissante, la nouvelle offre devrait demeurer limitée étant donné l’écart important entre les loyers courants et les loyers requis pour rentabiliser de nouveaux projets. En 2026 et au-delà, la concurrence pour ces actifs devrait s’intensifier à mesure que de nouveaux investisseurs chercheront à percer ce créneau attrayant.

Le marché industriel entre dans une phase charnière

Les paramètres fondamentaux du marché industriel sont globalement équilibrés et s’approchent d’un point de bascule en 2026. L’élan devant se poursuivre, l’absorption nette de locaux industriels devrait rebondir davantage pour dépasser 20 millions pi² en 2026, renouant avec les normes nationales prépandémiques.

Le commerce demeure une préoccupation omniprésente pour le marché industriel canadien, une révision de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM) étant prévue en juillet. La résilience de l’économie canadienne face aux droits de douane jusqu’à présent s’explique principalement par l’ACEUM; sa préservation sera cruciale pour stabiliser le marché industriel.

Le commerce de détail entre dans une phase de stabilité

Les détaillants abordent 2026 sur des bases plus stables qu’à pareille date l’an dernier. La performance sera fortement localisée et variera selon les régions. Les villes secondaires et tertiaires affichent notamment une tendance positive et offrent le meilleur potentiel de croissance.

De nombreuses grandes marques suivent les mouvements démographiques et les investissements en infrastructures pour percer de nouveaux marchés ou des marchés jusque-là inexploités à travers le pays.

Téléchargez les Perspectives sur le marché de l’immobilier canadien de CBRE ici :

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