Tendances à surveiller

  • Le marché industriel se stabilisera et amorcera un virage vers la reprise

    En 2026, le taux de disponibilité national devrait plafonner et les loyers demandés devraient toucher un plancher. L’activité locative nette devrait renouer avec les normes historiques tandis que la nouvelle offre s’essouffle.

  • Les propriétés de petite et moyenne superficie surpasseront les autres

    Dans le contexte macroéconomique incertain actuel, les propriétés de petite et moyenne superficie offrent une plus grande flexibilité locative que les grands entrepôts.

  • Le commerce demeure une préoccupation omniprésente en 2026

    L’avenir du commerce mondial reste incertain et l’ACEUM doit faire l’objet d’une révision formelle en juillet. Bien que des occasions puissent se présenter, la préservation de l’accord de libre-échange nord-américain sera cruciale pour stabiliser le marché industriel.



2026 Canada Commercial Real Estate Market Outlook - Industrial

Les paramètres fondamentaux se stabiliseront, la reprise pointe à l’horizon

À l’aube de 2026, les paramètres fondamentaux du marché industriel canadien sont globalement équilibrés et s’approchent d’un point de bascule. Malgré les vents contraires commerciaux et l’incertitude qui ont marqué 2025, la demande locative a fait preuve d’une résilience remarquable. L’élan devant se poursuivre, l’absorption nette devrait rebondir davantage pour dépasser 20 millions pi² en 2026, renouant avec les normes nationales prépandémiques.

Le sommet de la disponibilité à l’échelle nationale sera vraisemblablement atteint au cours des prochains trimestres, mais devrait tout de même terminer 2026 en légère baisse d’une année à l’autre, à 5,5 %. La disponibilité étant plus élevée que les années précédentes et les baux de l’ère pandémique arrivant à échéance, la quête de qualité gagnera en importance sur le marché au cours des prochaines années.



Après deux années de recul, les loyers demandés moyens nationaux devraient aussi se stabiliser et toucher un plancher en 2026. Certains sous-marchés ont d’ailleurs recommencé à afficher une croissance locative positive à la fin de 2025. Toutefois, les taux de disponibilité devront baisser de façon significative avant que la croissance des loyers nationaux ne reparte à la hausse.

La nouvelle offre devrait s’essouffler en 2026 et exercer une influence décroissante sur la disponibilité du marché. La construction spéculative en particulier devrait s’estomper d’ici la fin de l’année, les constructions sur mesure occupant une part croissante du portefeuille de construction. Parallèlement, la prélocation de la nouvelle offre s’améliore régulièrement. Près de 20 millions pi² devraient encore être livrés en 2026, mais ce sera le volume annuel le plus faible en huit ans.



Dans le contexte macroéconomique incertain actuel, les propriétés de petite et moyenne superficie seront privilégiées par rapport aux grands entrepôts. Ces immeubles de plus petites superficies offrent une plus grande flexibilité locative que les grands entrepôts, qui nécessitent des engagements importants que seule une poignée d’occupants peut raisonnablement assumer.

Le commerce demeure une préoccupation omniprésente pour le marché industriel canadien — surtout en 2026, une révision de l’ACEUM étant prévue en juillet. La résilience de l’économie canadienne face aux droits de douane américains jusqu’à présent s’explique principalement par l’accord de libre-échange nord-américain; sa préservation sera cruciale pour stabiliser le marché industriel.

Malgré l’incertitude entourant le commerce mondial, des occasions potentielles se dessinent pour le marché industriel canadien, le rapatriement de proximité redevenant un thème d’actualité. Les incitatifs fiscaux fédéraux visant les installations de fabrication et de transformation pourraient stimuler davantage l’activité de construction sur mesure partout au pays.